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Histoire sous couverture romanesque : Vengeance aux deux visages ?

Posté par kabylie libre le 30 mai 2010

boudjedra.jpgLa vérité est basée sur une  certaine théorie  (ensemble de raisonnements)  et dépendant de faits (déterminants) vérifiables les reliant à un phénomène ; d’où les trois points essentiels de toute recherche apparaissent : précision, fidélité et validité sans quoi ce ne serait que puits d obscurantisme et de conjecture.

A tout phénomène  «  acte » il y a quelque part raisons et déterminants,  et à ces derniers existe une relation qui relie l’origine « genèse » à toute résultante qu’elle soit physique ou humaine. Comme toute œuvre finit comme elle commence, la forme de cette dernière reflétera désormais notre  image, notre personnalité. Monsieur Boudjedra, vous êtes un pur produit, il faut quand même le dire, du FLN de l’après indépendance qui joue la carte de l’islamo-bâthisme. Vous ne pouvez donc qu’être à l’image de vos maîtres qui étaient et qui sont toujours ennemis jurés de ceux que vous accusez de tueurs.

On a beau domestiqué un loup, il regarde toujours vers la lisière de la forêt – ceci pour dire qu’on est ce que l’on est – si vos maîtres étaient anti-kabyle, par conséquent, vous qui êtes leur adepte et c’est dommage, vous ne pouvez pas vous en échapper. A cela rappelant le fameux dicton kabyle qui dit : « Celui qui ne sait d’où il vient, ne sait où il va.» Un mauvais départ  (enfance) a toujours coûté cher à l’humanité. L’aveugle est à la merci de celui qui le guide, et l’ennemi pour mieux détruire, s’attaque à la racine. Autrement dit, pour donner le feu au monde en immense forêt, on choisit le côté où l’espèce de branchage (faiblesse) est mieux adaptée à la condition ou méthode d’agir.

Ce présent texte, vient, du moins, mettre en éveil une certaine prise de conscience du lecteur sur une vérité historique douteuse sur vos affirmations particulièrement sur KRIM (symbole de la révolution), pour implicitement, chacun à son tour, sur les deux autres symboles de la révolution (ABANE et AMIROUCHE).

Remontons un peu l’histoire, jusqu’à une certaine date où l’Egypte nous a inculqué son virus d’arabisme ; la réponse à ces questions : comment ? d’où ? pourquoi ? et pour qui ? sur nos racines, nous qui avons été touchés par ces manipulations, donnerons automatiquement éclaircissements sur notre espèce de personnalité. Par conséquent un produit façonné restera œuvre de son maître et non d’elle-même ; ceci dit, l’œuvre restera toujours dépendante…

Monsieur Boudjedra, soyez conscient, sortez de cette couverture utilisée comme imaginaire romanesque. Quand vous dites que BOUSSOUF a assassiné ABANE sur ordre de KRIM (deux frères d’armes) vous savez très bien que relater des faits historiques non éclairés, mais plutôt brouillés, tel est le cas de KRIM, AMIROUCHE et ABANE, cela ne se base pas sur une désinformation voulue (données falsifiées)  et non valide, relève d’une manipulation. Attendez donc le temps qu’il faudra, et vous le saurez ; si ce n’est vous, ce sera  vos enfants où vos petits-enfants.

Dans votre livre on sent que par le biais du roman et d’une certaine histoire, vous tentez de mettre en évidence, sous un aspect propre à vous, à votre personnalité, à votre école de la vie politico sociale, tout ce que vous auriez pu dire autrement et bien auparavant, avec simplicité et dépourvu de tout complexe portant votre griffe authentique. Vous vous faites découvrir tel que vous êtes. Bon pour certain et c’est dommage pour d’autres, dévoilant ainsi le vrai Boudjedra, propre élève et jockey de ceux qui détiennent les rênes de cette mère patrie meurtrie. On aime ou on n’aime pas.

Artistiquement, l’esthétique recherchée de l’œuvre reste dépendante et pas encore au point se situant au plus bas de son nom, comme nous l’a déclaré notre ami Ray Slim Amazigh universitaire et artiste plasticien. L’influence de Klimt sur Schiele fort marquante … et pourtant ce dernier aurait pu surpasser même ses maîtres et s’en libérer de cette empreinte néfaste qui empêche l’artiste de connaître ses limites de façon à pouvoir mieux appréhender son propre corps et son monde extérieur.

Notre ami d’enfance (fils de chahid) relate un souvenir datant de 1973 au collège d’enseignement moyen où le professeur, après maintes questions dans un cours d’histoire, contrarié, il rétorque : « Vous ne connaîtrez votre histoire qu’après le départ de ceux qui sont au pouvoir. » Manipulation ou ignorance ?
 Nous (peuple), nos enfants, les enfants de nos enfants, jusqu’à quand tous ces mensonges… ? Jusqu’à quand encore une autre fois l’attente du départ de ceux qui couvent la vérité en fabulation sur : Krim, Abane et Amirouche, la Kabylie, l’Algérie, le Maghreb, le monde Amazigh…

Il est de notoriété public que ce sont en général les individus d’une espèce de clan, qui avaient servi ce système corrompu et corruptible durant les années soixante et soixante-dix, qui aujourd’hui s’attaquent à nos valeureux combattants tombés au champ d’honneur, tel que KRIM, lui qui fut assassiné durant cette période. Bien entendu, après qu’un tribunal composé de  marionnettes l’ait condamné à mort par contumace. En ayant pris connaissance du contenu de certains de leurs ouvrages traitant de l’histoire de l’Algérie, on décèle facilement leurs arrière-pensées et leurs noirs desseins.

En parcourant vos écrits, Monsieur Boudjedra ; quels furent ma surprise et mon effroi devant tant de haines et de rancunes voilées de simagrées ridicules où vous mêlez le bon grain à l’ivraie ; mais, rapidement,  l’irritation que ressent l’authentique citoyen algérien nationaliste et démocrate cède le pas à une sensation d’affliction et d’indignation.

En effet, que répondre à un individu consumé par le remord et le doute, un chérubin torturé qui traite son père de pédophile, qui malheureusement s’engouffre dans l’infamie, calcant ses pas sur les salissures des empreintes semées par son géniteur indélicat. Sans gêne et toute honte bue, il diverse sa haine primaire, que je qualifie d’anti-kabyle, en s’attaquant à KRIM, ABANE et AMIROUCHE qui le narguent d’outre-tombe. Ces hommes synonymes et exemples de patriotisme, de clairvoyance et de courage dont la simple prononciation des noms fait trembler l’ennemi, ses alliés et torturer l’esprit de leurs frères ennemis.

L’auteur, âme persécutée, en quête de salut, s’accroche à Omar – un personnage de son roman – au reflet qu’il aurait voulu être, avec l’espoir de pouvoir se réconcilier avec son passé, son identité, sa culture, en vain. L’auteur se perd dans ce roman de mœurs, univers régit par l’instinct bestial, où, dès qu’il finit d’assouvir sa libido de frustré, auprès de sa jeune belle-mère, il revient à la charge, à plusieurs reprises, pour s’attaquer à KRIM, ABANE et AMIROUCHE dans le but de défendre le clan d’assassins d’où il est issu, que Saïd Saadi dénonce dans son œuvre – AMIROUCHE – une vie, deux morts, un testament.

Harcelé par le doute, le remord de son âme damnée, hanté par le cri des victimes qui réclament justice, l’auteur s’en prend aux Kabyles, à leurs héros, à leurs symboles, souhaitant ainsi créer une discorde dans le terrain qui leur est adverse, lui et ses maîtres accrochés au trône ensanglanté.

Rappelez-vous ! Hier, KRIM, ABANE, AMIROUCHE et autres, ils vous ont tirés de votre torpeur, guidés, puis libérés. Vos maîtres, assoiffés de pouvoir, les ont trahis ; vous, sans gêne, monsieur Boujedjedra, vous venez de récidiver.

Rendons hommage à cette Kabylie de l’Algérie, à qui vous essayez de porter préjudice en tentant de discréditer ses héros.

Cette Kabylie d’avant, d’après 1962 et celle d’aujourd’hui qui continue de subir les coups bas du pouvoir, avec sa diversité de pions et de jockey qui lui témoignent allégeance.

Cette Kabylie, pointe de lance de toute revendication de droits, de liberté, de démocratie, de reconnaissance de soi (identité) et autres.

Cette Kabylie de Fathma n’Soumer, El Mokrani, Cheikh Ahaddad que l’on ne cesse d’appauvrir sur tout point de vue, pour éloigner toute crainte d’une quelconque aspiration détrônant, ces vampires et leurs alliés, partisans de la contrevérité, de tout privilège.

Cette Kabylie d’Ait Ahmed Hocine, Abane Ramdane, Aissat Idir, Tarbouche Mourad, Omar Boudaoud, reste et restera toujours la citadelle de toute révolution de juste cause.

Cette Kabylie combattante de Krim Belkacem, Ouamrane Amar, Mohamedi Said, Ait Hamouda Amirouche, Akli Mohand Oulhadj, Ali Mellah, Yazourène Med Améziane, Dehiles Slimane…

L’histoire, monsieur Boudjedra, n’est pas imagination, ce n’est pas du tout roman ; et puis parler des chefs Kabyles en essayant de porter atteinte à l’un au détriment de l’autre  (jeux de billard), vous devriez connaître, du moins, un peu leur culture – fort appliquée à cette époque – celle d’une Algérie algérienne et authentique de tous les algériens où le responsable est obéi au doigt et à l’œil.

Encore une fois, l’histoire contemporaine n’est pas comparable à l’art contemporain dont on sent une influence mal respectée dans vos écrits. Et où le monde du visible n’est pas celui de la vision, mais paradoxalement, ils peuvent être en un. Courir deux lièvres à la fois, on n’en attrape aucun. L’histoire tente à chercher jusqu’au détail du vrai, du réel et non de l’imaginaire, du contraire et du faux. Ce n’est pas du tout du théâtre de l’absurde – méfions-nous des distorsions subjectives que l’artiste, en tant qu’individu créateur est soupçonné de faire subir à ses modèles. Néanmoins, l’histoire est pareille aux reproductions mécaniques qui semblent garantir une plus grande fidélité du réel contrairement à votre vision et récits du fantastique, de la fiction et de l’arbitraire visant une orientation voulue (tromperie).

Monsieur Boudjedra, ceci n’est pas bon pour nos enfants, l’avenir du pays. Ayons du cœur, ne soyons pas androïde.

KRIM Ouramdane
Ray Slim Amazigh
MESSAOUI Moubarek

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