Les orphelins de notes et de… mots

Posté par kabylie libre le 19 janvier 2010

Par: M. Sadi  

Le constat est amer quant au devenir de la chanson kabyle. En effet, on constate de plus en plus de reprises et des non stops spécial-fêtes; nous voyons de moins en moins de chansons revendicatives ou manque de travail significatif sur la poésie pouvant donner à la chanson sa juste valeur artistique. Même la beauté de l’amour est vulgarisée avec des mots à la limite du langage courant voire même de la décence… pour une aussi belle vertu.


On a toujours pourtant dit qu’il était vrai que le 1er attrait c’est toujours la musique mais à elle seule ne peut faire qu’une saison si elle n’est pas doublée d’un excellent texte de fond pour lui permettre de survivre plus longtemps et même parfois rester éternelle; sans un réel travail de fond ou une forte inspiration, les auditeurs se lassent vite. Le large écho de notre chansonnette doit surement venir à la base du rai car sa réussite est due à la frustration de toute une génération de jeunes ou tout ce qui semblait tabou, particulièrement le sexe et l’alcool. Le rai leur a permis d’extérioriser ces refoulements. La Kabylie n’a pas été épargnée par cette musique et une nouvelle génération de jeunes ont se sont approprié ce nouveau style léger destiné à la consommation d’un large public d’adolescents tout aussi frustrés que leur ainés. Alors une infernale cadence de « fesses qui ne décollent pas » sur fond de boite à rythme, et de notes synthétiques, reste la nutrition quotidienne d’un peuple en mal de liberté.
Bien sur qu’ à un niveau supérieur de réflexion tout est programmé pour limiter la culture à une folklorisation, avec une consommation visuelle ( télévision) relayée par un emplacement de personnages à des endroits précis, façonnés à leur image, pour assurer la caution du relais.
Mais, cette médiocrité poétique ou les mots sont collés l’un à l’autre, juste pour la sonorité et la rime parfois même un mélange de kabyle de français et même….d’arabe montre ;qu’il est urgent que la future génération d’auteurs, compositeurs soit prise en charge très vite par le tissu associatif en créant de véritables centres de communication et surtout de lancer un appel urgent aux élus locaux pour des investissements urgents dans des écoles d art: musique et poésie…combien avons nous en Kabylie? combien ont étudié le solfège ? ont lu Baudelaire ou si Moh ou Mhend pour s’y inspirer? Mais que dis je ?…qu’ils s’abreuvent déjà sans modération des paroles de Matoub et d autres…
Nous n’aurions plus à subir ces décibels limite parasitaires pour l’ouïe et que parierez vous qu’on ne subira plus la malédiction de la muse mais l’âme pure de la musique et des vers…
Un clin d œil pour Oulahlou, Zimu et certains autres…,un merci de nous réchauffer les os par vos notes et vos mots et au plaisir de vous voir le fer de lance de cette nouvelle vague d artistes.

M.S

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